Le sacrement des malades


LE SACREMENT DES MALADES


"L’un de vous est-il malade ?
Qu’il fasse appeler les anciens
de l’Eglise et qu’ils prient après avoir fait
sur lui une onction d’huile au nom
du Seigneur. la prière de la foi sauvera le malade ;
le Seigneur le relèvera et, s’il a des péchés à son actif,
ils lui seront pardonnés."


Lorsqu’une personne est gravement malade ou lorsqu’elle sent ses forces décliner, l’Eglise lui propose le sacrement des malades. Ce geste, fait au nom du Christ qui guérit, apporte réconfort et courage face à la tentation de la lassitude et du découragement dans la maladie. C’est un sacrement de guérison et non des mourants.

Que dois-je faire ?

Pour recevoir le sacrement des malades, on peut s’adresser au presbytère de sa paroisse ou à l’aumônerie de l’hôpital, s’il y en a une.
Le sacrement pourra être reçu :

  • soit au cours d’une célébration communautaire
  • dans sa paroisse ou au cours d’un pèlerinage,
  • soit chez le malade ou dans la chambre d’hôpital.

QUELQUES NOTES SUR L’ONCTION DES MALADES

1. SENS DU SACREMENT DE L’ONCTION DES MALADES

11. Un acte de l’Eglise

  • Un geste qui rappelle les gestes de Jésus envers les personnes malades. L’onction nous concerne, corps, âme et esprit. Elle ne remplace pas l’action du médecin.
  • Le signe sacramentel est à replacer dans un ensemble : il rassemble en lui les gestes de l’Eglise tout entière qui se manifestent par les visites aux malades, leur écoute, l’aide qu’on leur apporte.

12. Les effets du sacrement

  • Le réconfort moral et physique.
  • La libération de tous péchés.
  • Salut et relèvement.

1.3 L’acte du malade et la grâce du sacrement

  • La personne qui reçoit le sacrement en est la première actrice.
  • On peut reconnaître dans le signe de l’onction le symbole d’un remède (P.Sesboué) :
    Une libération de l’horizon d’angoisse.
    Un rapport à la vie toujours affirmé.
    L’acceptation des issues vitales de la maladie.

- Acceptation ne signifie pas passivité.
Pour que l’onction soit un acte de la communauté chrétienne, elle doit s’inscrire dans la relation qui se noue entre la personne malade et les personnes qui l’entourent ou la visitent.

1.4 Grâce de l’onction et entourage de la personne malade

Les fruits du sacrement concernent aussi les proches de la personne malade.

2 - A QUI DONNER L’ONCTION DES MALADES ?

En général, lorsque, à cause de la maladie ou de la vieillesse, "la personne est obligée de reconsidérer, de restructurer toute son existence et de prendre toutes les dispositions humaines et chrétiennes que comporte cet état de choses".

2.1- En vue d’une opération chirurgicale pour une maladie grave.
2.2- Les personnes âgées, dont les forces déclinent vraiment.
2.3- Les enfants en âge de raison, ou selon la foi des parents.
2.4 -Les malades inconscients selon la foi qu’on leur connaît.
2.5- Réitération du sacrement des malades possible si le malade, après guérison, tombe de nouveau malade ou si, au cours de la même maladie, le danger s’aggrave.

3 - A QUELLES CONDITIONS PROPOSER LE SACREMENT DE L’ONCTION ?

"C’est au cœur d’un cheminement des personnes et dans une démarche de foi que les sacrements prennent toute leur signification et sont à proposer".
La relation que l’on a avec une personne malade est l’élément déterminant pour proposer l’onction.
Cela dépend également du lien de la personne malade avec le Christ et l’Eglise.
L’assentiment de la personne malade doit l’emporter sur celui de sa famille.


Avant de proposer l’onction, prendre conseil de l’entourage ou de personnes compétentes. Mais la marge de manœuvre est étroite. Les différentes personnes en présence n’ont pas toujours la même appréhension des choses.